La colère des Com-zones
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Les Forces nouvelles sont en passe de connaître une autre crise interne dans les jours à venir. Les commandants de zones et les commandants de secteurs (Com-zones et Com-secteur), selon des sources dignes de foi, entendent cracher très bientôt, au cours d’un conclave, leur vérité au secrétariat général des Forces nouvelles. A eux, pourraient s’ajouter les délégués régionaux qui seraient eux-aussi remontés contre la direction politique et militaire de leur organisation. Les chefs de guerre de l’ex-rébellion, toujours selon nos sources, reprochent à Guillaume Soro leur secrétaire général, de tenter de les ‘’enterrer’’. Alors que les préfets militaires existent dans le camp présidentiel et que le chef de l’Etat procède à des changements à divers niveaux de son armée pour la rendre plus efficace. Pour eux, l’ardeur avec laquelle le premier ministre s’attèle à mettre fin à leur règne, est suspecte. Certains n’hésitent pas à affirmer que Guillaume Soro a ‘’vendu la lutte’’ et est en train de permettre au camp présidentiel, et surtout au forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (Fds-Ci), de prendre possession des zones Cno, alors que les élections n’ont pas encore lieu. D’autres plus incisifs, soutiennent que la direction de la branche politique veut abandonner l’ex-rébellion, parce qu’elle est désor
Mais, ils n’excluent pas de se faire entendre bruyamment, si aucune oreille attentive ne veut les écouter. Un séisme pointe donc à l’horizon. La crise qui va s’ouvrir, pourrait s’accentuer avec l’entrée en jeu des délégués régionaux qui continuent d’affirmer leur manque de confiance au camp présidentiel. On s’en souvient, il y a quelques mois au secrétariat général de leur organisation, les délégués régionaux avaient demandé au secrétaire général des forces nouvelles, de démissionner du gouvernement. Cette fois, ils pourraient soutenir ouvertement la position des com-zones et demander à Guillaume Soro d’être prudent face au chef de l’Etat avec qui, il a signé l’accord politique de Ouagadougou. Le secrétaire général des forces nouvelles aura donc fort à faire face à la colère des Com-zones qui semble-t-il, ont en plus de l’apport des délégués régionaux, le soutien de leurs soldats. Si le clash venait à se produire entre Guillaume Soro et ses hommes, qu’il soit réel ou monté de toutes pièces, le processus de sortie de crise, dans tous les cas, prendra inévitablement un mauvais coup qui risque de le plomber. La présidentielle du 29 novembre prochain ne serait plus d’actualité et la Côte d’Ivoire sera exposée à toutes les éventualités.





